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Russie : la société et le changement de statut de l’opération militaire

Aujourd’hui, Vladimir Poutine vient de signer la loi portant intégration dans la Fédération de Russie des quatre nouveaux territoires, que sont la République de Donetsk, la République de Lougansk et les régions de Kherson et de Zaporojie. A ce jour, toute une partie des frontières étatiques russes entre dans une zone grise, puisque ces territoires sont contestés, en partie désormais «occupés» et l’on attend une intervention du Président russe sur l’avenir (et le changement de statut) de l’opération militaire. Or, la question du soutien populaire est ici très importante. Revenons donc sur les éléments d’analyse sociologique de cette Ô combien délicate question.

Acte de résistance : Ces habitants de Zaparojie qui veulent passer en zone russe, au péril de leur vie

Dans la région de Zaporojie tenue par l’Ukraine, les gens veulent passer en Russie. Ils se sont fait déjà tirer dessus, 30 morts et 88 blessés, mais ils recommencent. Intéressant, qu’il n’en soit pas question dans les médias atlantistes. Car cela pose sérieusement la question de savoir qui, les habitants considèrent comme des forces d’occupation — à savoir ce régime atlantiste installé à Kiev. Et cela montre où ils veulent aller — à la maison, en Russie. Mais ces Ukrainiens-là n’intéressent pas le monde atlantiste.

La nouvelle phase du conflit et l’entrée en Russie de LNR, DNR, des régions de Kherson et Zaporojie dans leurs frontières administratives

Suite aux résultats des référendums organisés dans les régions de Kherson, de Zaporojie, à DNR et à LNR, ces quatres entités territoriales entrent désormais dans la Fédération de Russie. Et elles entrent dans leurs frontières administratives, c’est-à-dire avec une partie du territoire désormais «occupé». Cette décision politique lourde doit entraîner une reconsidération de l’opération militaire en cours : on ne libère pas un territoire national avec une «opération spéciale», tout en restant dans le culte de l’individu-roi.  Le conflit risque de changer de configuration et de changer la société.

Billet politique : ce sulfureux échange de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine

Hier, le premier jour de la mobilisation en Russie a commencé par une dissonance importante : l’échange déséquilibré des prisonniers entre l’Ukraine et la Russie, que les médias occidentaux présentent de manière lapidaire, mais assez juste, comme un échange entre plus d’une centaine de néonazis d’Azov et Medvedchuk. Peskov, le porte-parole du Kremlin refuse de commenter cet étrange accord et Erdogan est aux anges, son travail de sape politique est toujours aussi efficace. Si l’on avait voulu tenter de briser l’élan patriotique et entamer la légitimité de Poutine, l’on n’aurait pas choisi une meilleure date et de meilleurs moyens.

Conflit en Ukraine : Poutine vient d’annoncer la mobilisation partielle

Hier, sur fond d’annonce de l’organisation des référendums ces jours-ci concernant l’entrée dans la Fédération de Russie non seulement des républiques indépendantes de Donetsk et Lougansk, mais également des régions de Kherson et de Zaporojié, contrôlées par la Russie, une adresse de Poutine à la Nation a également été annoncée. Elle a eu lieu ce matin et change radicalement le visage de ce conflit. Dans tous les cas, l’Opération militaire spéciale prend fin, la Russie prend sérieusement en charge la défense de son intégrité territoriale sur un front de près de 1 000 km. La mobilisation partielle est annoncée. L’histoire reprend son cours.

La ligne rouge est dépassée à Donetsk

Il y eu 16 morts, que des civils, des passants ordinaires, dans le centre de Donetsk, suite aux frappes de l’armée atlantico-ukrainienne hier. Suite à la puissance des explosions, les corps ont été dispersés en morceaux. Comment accepter cela ?

L’Ukraine et l’OTAN n’ont pas besoin d’échanger les prisonniers, mais de faire taire des témoins gênants

Le Secrétaire général de l’ONU porte la bonne parole ukrainienne et demande l’échange de tous les prisonniers entre l’Ukraine et la Russie. Surtout du côté russe, cela doit concerner les mercenaires étrangers, les néonazis ukrainiens, etc. Les procès, qui se déroulent et ceux qui se préparent, manifestement, font peur : il est vrai que le troisième Américain vient d’être capturé et que le procès de Mariupole se prépare. Or, ces hommes peuvent parler, changer de conviction, c’est beaucoup trop dangereux. D’une manière ou d’une autre, il est tenté de les faire taire.