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USA / Russie : plan de «paix minérale» en Ukraine ou entrée dans une guerre de Trente ans ?

La délégation russe est arrivée à Istambul pour discuter avec la délégation américaine des relations diplomatiques entre les deux pays, ce qui va conditionner le reste des échanges, selon Lavrov. Le moment de vérité arrive. Les Etats-Unis semblent réduire le «plan de paix» à un hold-up sur les minerais ukrainiens, les élites globalistes européennes devant gérer la suite des opérations. Tout cela ressemble assez peu à la recherche d’une paix durable. Sommes-nous revenus aux guerres de Trente ou de Cent ans ?

Conflit en Ukraine : la phase Trump, du bonimenteur au cheval de Troie

Trump a le culot du bonimenteur de foire. D’ailleurs, il ne le cache pas. Il s’en vante. Et c’est bien pour cela qu’il a été accepté par les élites globalistes, qui en ont grandement besoin aujourd’hui. Ses déclarations ne retransmettent pas l’état réel d’une situation, mais la manière dont il la voit, dont il la veut. Ainsi, les discussions avancent très bien avec la Russie et le «deal» sera bientôt conclu. Puisque Poutine est un gars super, qui sera d’accord sur tout. Mais pour l’instant, les pas concrets traînent, car la Russie reste réservée …

Minerais vs. armes : les négociations entre les USA et l’Ukraine sur le point d’aboutir

Trump, qui avait demandé l’accès aux ressources naturelles présentes dans le sol ukrainien en contre-partie de l’aide apportée, annonce que l’accord est sur le point d’être signé, après le premier refus de Zelensky. Autrement dit, d’un côté, les Etats-Unis négocient une certaine «paix», dont les commentateurs s’égosillent depuis quelques jours, et d’un autre côté, il garantit le financement de «l’aide» américaine à la guerre atlantiste conduite en Ukraine contre la Russie. Cela devrait conduire à réfléchir …

USA / Russie : Macron et la crispation des élites globalistes ?

Hier, Macron s’est adressé aux internautes, afin de préciser la position des élites globalistes et celles-ci n’ont pas changé de position : elles veulent toujours la défaite stratégique de la Russie, qu’elles considèrent comme une menace. Simplement, elles ont accepté le fait que cette défaite ne pourra pas être obtenue (à ce jour) sur le champ de bataille. Les buts restent les mêmes, seuls les moyens changent. La question n’est pas celle de l’importance de Macron personnellement, mais de la position et de l’appréciation de la force réelle des élites auxquelles il appartient, et qui n’ont pas magiquement disparu avec l’arrivée de Trump.

USA / Russie : la guerre «des négociations» est ouverte

Hier, s’est tenu le premier appel téléphonique entre Trump et Poutine, renouant ainsi les contacts officiels à ce niveau entre les deux pays. Si cela lance l’ouverture officielle du front des négociations, il est beaucoup trop tôt pour applaudir à la paix. Une guerre ne prend fin que dans deux cas : soit quand la source du conflit a été éliminée (ce qu’a rappelé Poutine à Trump) ou quand une partie capitule par fatigue (ce qu’espère Trump). Essayons d’analyser rationnellement la situation, puisque la Russie et le monde atlantiste se trouvent chacun à un moment-charnière de leur histoire. 

Front ukrainien : la fantasmagorie d’un Yalta 2.0

Il a appelé ou il n’a pas appelé? Tout le week-end médiatique a tourné autour de l’annonce surprise de Trump, selon laquelle il aurait eu une conversation téléphonique avec Poutine. Le porte-parole du Kremlin botte en touche sur le mode du je ne suis pas au courant de ce dont je ne dois pas être au courant. Pendant ce temps-là, le fameux «clan de la paix — à n’importe quel prix» fantasme sans retenue au sujet d’un impossible Yalta 2.0. La Russie est à un tournant décisif de son histoire : soit elle baisse les bras et tente de négocier un cessez-le-feu à bas coût (en attendant de prendre un coup d’une puissance encore difficilement évaluable, puisque l’on ne respecte pas les faibles), soit elle a le courage d’un véritable combat contre le monde global, ce qui est encore loin d’être évident. 2025, ce n’est pas Yalta et 1945, mais plutôt la Première Guerre mondiale, ses tranchées et ses étranges faiblesses.

America First : les Etats-Unis contre le «droit de l’hommisme» ou à la recherche d’un nouvel instrument ?

Le droit de l’hommisme est non seulement le fondement «moral» du monde de l’après-guerre, mais aussi le fondement de la politique américaine du roll back, la base de la bonne conscience de la globalisation, l’instrument central du soft power américain depuis la chute de l’Union soviétique. Or, Donald Trump vient de prendre trois décisions, qui lui portent un coup sévère : la réduction drastique de l’USAID, la sortie du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et les sanctions contre la CPI. Y a-t-il une remise en cause profonde de la politique d’ingérence ou ne serait-ce pas plutôt une rationalisation du système américain d’ingénierie politique, quand le droit de l’hommisme a objectivement perdu toute crédibilité ?

Billet du jour : Gaza, Trump et le Far West global

Trump continue à déployer une politique internationale, dont le cynisme est poussé à l’extrême. Les élites globalistes ont manifestement fait le choix d’une forme extrême du néolibéralisme, qui arrive à ses limites, vidé de l’hypocrisie des «valeurs» derrière lesquelles il cachait sa mauvaise conscience. Au moins avait-il une conscience. On oublie les manières, on garde le fond : Gaza doit être vidé des Palestiniens, appartenir aux Etats-Unis et tout ira bien. La Pax Americana, dans sa version primaire, anti-civilisationnelle, un Far West global.

Les Etats-Unis, Rutte et la colonie européenne

Pour Rutte, le nouveau Secrétaire général de l’OTAN, l’Europe est et doit rester une colonie américaine, puisque de toute manière il ne peut y avoir de défense en Europe sans les Etats-Unis et que l’OTAN est une arme américaine. La boucle est bouclée, il n’y a plus rien à voir, ne reste plus qu’à augmenter les budgets nationaux de la défense. Ou comment les visages changent pour garantir la continuité de la même ligne politique. Rien à voir, on circule.

Trump confronté à la résistance du système woke aux Etats-Unis

Deux mesures fortes ont marqué l’entrée en fonction de Donald Trump à la présidence américaine : la lutte contre l’immigration et contre le wokisme. Justement, ces deux lignes sont sous une attaque concentrée des juges américains et des Démocrates, qui tendent de priver de leur effet les décrets présidentiels. Et l’Administration Trump vient d’annuler un ordre présidentiel, qui gelait le financement des programmes fédéraux, soutenant le wokisme. Passer de la comm à la politique, n’est pas aussi facile que cela.

Règlement du conflit en Ukraine : Poutine met Trump face à ses limites objectives

Hier, le Président russe s’est pour la première fois clairement exprimé au sujet des potentiels pourparlers de paix. A ce jour, à part les déclarations médiatiques de Trump, passant de la menace à l’engagement, aucune démarche officielle n’a été effectuée du côté américain. Et comme le rappelle Poutine, la Russie n’a pas d’interlocuteur légitime en Ukraine pour établir un document établissant juridiquement un règlement du conflit. Mais les Etats-Unis peuvent-ils réellement se permettre un règlement juridique équitable avec la Russie ? Le doute s’installe de plus en plus fortement au fur et à mesure que le temps passe.

Billet russe : De la paix trumpiste et des dangers de l’illusion

Certaines voix laissent entendre que l’Ukraine ne serait plus au centre des préoccupations des Etats-Unis avec Trump. Puisque le grand Messie de la paix serait arrivé, Amen! Le Deus ex Machina serait descendu du Ciel et la guerre en Ukraine contre la Russie disparaitrait miraculeusement de la scène internationale, les acteurs seraient fatigués et le public aussi. S’il ne faut jamais négliger la puissance de l’illusion (ni celle de l’illusionniste), ils ne peuvent modifier la réalité, seulement sa perception. La modification de la réalité dépend des actions des acteurs. Et c’est ce jeu qui semble s’engager, afin de faire disparaître du champ politique une défaite en Ukraine contre la Russie, qui sinon aurait un effet désastreux sur la globalisation.

Billet du jour : l’arrivée en fanfare de Donald Trump à la présidence américaine

Dès son entrée en fonction, Donald Trump a adopté un certain nombre de décrets particulièrement symboliques. Au-delà de la grâce des personnes accusées d’avoir voulu s’en prendre au Capitole, il s’est frontalement attaqué aux cultes centraux constituant la dimension civilisationnelle de la globalisation, comme l’immigration, le genre ou le climat. Mais la globalisation peut-elle tenir sans cette base ? L’avenir le dira.

Un accord de 100 ans entre la Grande-bretagne et l’Ukraine : vers la «Compagnie de l’Ukraine globale»

Après avoir signé la première un Accord de coopération en matière de sécurité, autrement dit un accord militaire, en janvier 2024, suivie en cela notamment par la France et l’Allemagne, la Grande-Bretagne passe au stade supérieur et conclu un accord pour rien moins de 100 ans, avec une dimension idéologique et économique, qui ne sont pas moins fortes que la dimension militaire. L’Ukraine ne doit plus, comme depuis plus d’un millénaire, être russe, elle ne peut être ukrainienne, elle doit être un avant-poste du monde atlantiste, donc elle ne peut qu’être globale. C’est ce que cet accord prévoit. Quelles que soient les futures «négociations américaines» avec la Russie. Bref, la Russie ne peut garantir sa sécurité stratégique dans cette configuration du monde.

Billet du jour : Le chant des sirènes de la «paix à n’importe quel prix» résonne déjà en Russie chez certains «patriotes»

L’arrivée de Trump à la présidence américaine ces prochains jours et ses fumeuses promesses de «paix en 24h» provoquent l’impatience de toute une partie de l’élite russe, patriote évidemment, qui rêve de revenir au monde d’avant, de trouver une paix à n’importe quel prix, sans même poser la question de la faisabilité réelle de leur fantasmagorie. Margarita Simonian, la rédactrice en chef de RT, a donné une interview en ce sens au blogueur Manucharov : personne ne croit aux garanties, mais peu importe, on peut parfaitement s’arrêter sur le ligne de front. Vive la paix ! Vive l’hypocrisie ! Nous entrons dans une période glissante.