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UE / Ukraine : Sommet de la Peur à Paris

Alors que les membres de la délégation américaine se dirigent vers l’Arabie Saoudite pour rencontrer le 18 février les membres de la délégation russe au sujet des pourparlers sur l’Ukraine, nos chers Européens se réunissent à Paris. Faute d’avoir été conviés aux discussions, ils tentent d’exister. Ils ont peur, donc ils crient fort. L’Union européenne a fait disparaître les pays européens comme sujet politique, avant de faire disparaître l’Europe comme centre politique. La boucle est bouclée, l’histoire continue sa route. Et nos dirigeants gesticulent sur le bas-côté.

Intégration européenne : l’Arménie prend la voie ukrainienne

Pachinian met de plus en plus profondément l’Arménie dans les pas de l’Ukraine, lançant le pays vers le mythe d’une intégration européenne, qui n’aura de toute manière pas lieu, tout en le privant de sa souveraineté et le plaçant comme pion dans l’échiquier atlantiste. Les élites atlantistes ont en commun de ne pas tirer les leçons de leurs erreurs. Les élites atlantistes arméniennes ne font pas exception à la règle et le Parlement vient d’adopter en première lecture la fameuse loi ouvrant la voie des négociations l’intégration de l’Arménie dans l’UE.

USA / Russie : la guerre «des négociations» est ouverte

Hier, s’est tenu le premier appel téléphonique entre Trump et Poutine, renouant ainsi les contacts officiels à ce niveau entre les deux pays. Si cela lance l’ouverture officielle du front des négociations, il est beaucoup trop tôt pour applaudir à la paix. Une guerre ne prend fin que dans deux cas : soit quand la source du conflit a été éliminée (ce qu’a rappelé Poutine à Trump) ou quand une partie capitule par fatigue (ce qu’espère Trump). Essayons d’analyser rationnellement la situation, puisque la Russie et le monde atlantiste se trouvent chacun à un moment-charnière de leur histoire. 

Billet d’humeur : quand la Russie, sortira-t-elle du culte globaliste de l’ONU ?

L’ONU, rien que l’ONU, tout l’ONU semble être la devise indéboulonnable du ministère russe des Affaires étrangères, qui s’est arrêté «au bon vieux temps» de l’après-guerre et de la splendeur de l’URSS, refusant de voir changements irréversibles. Après trois années de guerre. Après l’implication directe des organes de l’ONU dans le combat conduit par les Atlantistes contre la Russie. Alors que l’on ne cesse de nous parler de la guerre de l’information, de l’importance de la communication dans une société soi-disant post-moderne, il serait urgent d’adapter le discours. Et / ou de revoir la ligne politique. Sans «penser la déglobalisation», la Russie ne pourra pas remporter la victoire. Et c’est le monde entier, qui sera englouti dans une longue période glaciaire.

Front ukrainien : la fantasmagorie d’un Yalta 2.0

Il a appelé ou il n’a pas appelé? Tout le week-end médiatique a tourné autour de l’annonce surprise de Trump, selon laquelle il aurait eu une conversation téléphonique avec Poutine. Le porte-parole du Kremlin botte en touche sur le mode du je ne suis pas au courant de ce dont je ne dois pas être au courant. Pendant ce temps-là, le fameux «clan de la paix — à n’importe quel prix» fantasme sans retenue au sujet d’un impossible Yalta 2.0. La Russie est à un tournant décisif de son histoire : soit elle baisse les bras et tente de négocier un cessez-le-feu à bas coût (en attendant de prendre un coup d’une puissance encore difficilement évaluable, puisque l’on ne respecte pas les faibles), soit elle a le courage d’un véritable combat contre le monde global, ce qui est encore loin d’être évident. 2025, ce n’est pas Yalta et 1945, mais plutôt la Première Guerre mondiale, ses tranchées et ses étranges faiblesses.

Russie : le Parquet tente de renationaliser le grand aéroport de Domodedovo contre une ingérence étrangère

Le Parquet général de Russie a déposé ce 28 janvier un recours en justice, afin de demander le transfert à l’Etat des actifs de l’aéroport de Domodedovo, se trouvant sous contrôle étranger, alors qu’il est une infrastructure stratégique pour le pays. Parallèlement, des détournements de fonds, effectués dans l’intérêt étranger, ont été relevés par le Parquet. Quand le droit rattrape la politique, il y a des chances pour restaurer la souveraineté.

Les Etats-Unis, Rutte et la colonie européenne

Pour Rutte, le nouveau Secrétaire général de l’OTAN, l’Europe est et doit rester une colonie américaine, puisque de toute manière il ne peut y avoir de défense en Europe sans les Etats-Unis et que l’OTAN est une arme américaine. La boucle est bouclée, il n’y a plus rien à voir, ne reste plus qu’à augmenter les budgets nationaux de la défense. Ou comment les visages changent pour garantir la continuité de la même ligne politique. Rien à voir, on circule.

Une enquête pénale ouverte contre Tchoubaïs : un message envoyé aux globalistes russes

Anatoly Tchoubaïs est l’un des pères de la mise à mort de l’URSS et de la destruction volontaire de l’économie russe post-soviétique. Pour lutter contre le communisme, il a été prêt à lutter contre la Russie. Ce qu’il a fait toute sa vie à des postes de responsabilité au sein du Gouvernement, puis à la tête de Rosnano, puis comme représentant spécial du Président auprès des organisations internationales. Discrètement exfiltré après le lancement de l’Opération militaire en 2022, le Parquet général russe ouvre (enfin) une enquête sur ses activités — au moins à Rosnano. 

Règlement du conflit en Ukraine : Poutine met Trump face à ses limites objectives

Hier, le Président russe s’est pour la première fois clairement exprimé au sujet des potentiels pourparlers de paix. A ce jour, à part les déclarations médiatiques de Trump, passant de la menace à l’engagement, aucune démarche officielle n’a été effectuée du côté américain. Et comme le rappelle Poutine, la Russie n’a pas d’interlocuteur légitime en Ukraine pour établir un document établissant juridiquement un règlement du conflit. Mais les Etats-Unis peuvent-ils réellement se permettre un règlement juridique équitable avec la Russie ? Le doute s’installe de plus en plus fortement au fur et à mesure que le temps passe.

L’UE renouvelle les sanctions contre la Russie, Orban se couche

La Hongrie est devenue l’image même de la parodie de la résistance, enchaînant les grandes déclarations et se couchant toujours au bon moment, au bon endroit. Le vote docile des sanctions contre la Russie n’a pas fait exception à la règle : après un grognement de Tusk et un appel au Secrétaire d’Etat américain, la Hongrie a fait ce que le monde global attendait d’elle. Et si on arrêtait de faire semblant de croire aux acteurs de seconde zone ? Si l’on avait le courage de la responsabilité politique ?

Billet du lundi : le front ukrainien et les pseudos «négociations de paix»

La focalisation du discours politico-médiatique autour des fameuses négociations de paix, dont personne n’a la moindre idée ni du format, ni du contenu, tant cela semble hors-sol dans le cadre d’un conflit non épuisé, fait toutefois tomber quelques masques. L’échec des pays européens à être un centre politique, la réduction de l’Ukraine à un front et le choc à venir des Titans sont les premiers éléments, qui viennent à l’esprit.

Election présidentielle en Biélorussie: le Parlement européen contre le peuple, une nouvelle idée de la «démocratie globale»

Le processus électoral dérange de plus en plus, en tant que tel, les organes de gouvernance globalisée, qui s’estiment en droit, du haut de leur estrade, de décider de la légitimité des élections nationales. Quand finalement le résultat déplaît, on l’annule. Quand a priori on comprend que son poulain ne gagnera pas, on discrédite de manière préventive. C’est exactement ce que fait le Parlement européen à l’égard des élections présidentielles biélorusses : faute de pouvoir faire passer une nouvelle marionnette dans le genre de Tikhanovskaya, qui ne bénéficie d’aucun soutien populaire, il appelle à ne pas reconnaître les résultats, quels qu’ils soient. La démocratie est morte, vive la «démocratie globale» !

Billet russe : De la paix trumpiste et des dangers de l’illusion

Certaines voix laissent entendre que l’Ukraine ne serait plus au centre des préoccupations des Etats-Unis avec Trump. Puisque le grand Messie de la paix serait arrivé, Amen! Le Deus ex Machina serait descendu du Ciel et la guerre en Ukraine contre la Russie disparaitrait miraculeusement de la scène internationale, les acteurs seraient fatigués et le public aussi. S’il ne faut jamais négliger la puissance de l’illusion (ni celle de l’illusionniste), ils ne peuvent modifier la réalité, seulement sa perception. La modification de la réalité dépend des actions des acteurs. Et c’est ce jeu qui semble s’engager, afin de faire disparaître du champ politique une défaite en Ukraine contre la Russie, qui sinon aurait un effet désastreux sur la globalisation.

Un accord de 100 ans entre la Grande-bretagne et l’Ukraine : vers la «Compagnie de l’Ukraine globale»

Après avoir signé la première un Accord de coopération en matière de sécurité, autrement dit un accord militaire, en janvier 2024, suivie en cela notamment par la France et l’Allemagne, la Grande-Bretagne passe au stade supérieur et conclu un accord pour rien moins de 100 ans, avec une dimension idéologique et économique, qui ne sont pas moins fortes que la dimension militaire. L’Ukraine ne doit plus, comme depuis plus d’un millénaire, être russe, elle ne peut être ukrainienne, elle doit être un avant-poste du monde atlantiste, donc elle ne peut qu’être globale. C’est ce que cet accord prévoit. Quelles que soient les futures «négociations américaines» avec la Russie. Bref, la Russie ne peut garantir sa sécurité stratégique dans cette configuration du monde.

Billet du jour : Le chant des sirènes de la «paix à n’importe quel prix» résonne déjà en Russie chez certains «patriotes»

L’arrivée de Trump à la présidence américaine ces prochains jours et ses fumeuses promesses de «paix en 24h» provoquent l’impatience de toute une partie de l’élite russe, patriote évidemment, qui rêve de revenir au monde d’avant, de trouver une paix à n’importe quel prix, sans même poser la question de la faisabilité réelle de leur fantasmagorie. Margarita Simonian, la rédactrice en chef de RT, a donné une interview en ce sens au blogueur Manucharov : personne ne croit aux garanties, mais peu importe, on peut parfaitement s’arrêter sur le ligne de front. Vive la paix ! Vive l’hypocrisie ! Nous entrons dans une période glissante.